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A la pension Almayer se retrouvent 7 personnes, venues là afin d’y trouver la réponse à une question existentielle ou pour guérir d’une douleur profonde. Il y a là Bartleboom (souvenir de Melville), auteur d'une Encyclopédie des limites, qui aimerait comprendre où finit la mer et Plasson, le peintre qui tente de saisir où commence la mer. Il y a le père Pluche qui écrit d’innombrables prières à un Dieu absent et Bartleboom, encore, qui écrit chaque jour une lettre à une fiancée inexistante. Il y a Elisewin, l’hypersensible, qui veut vivre et Adams, le marin rescapé de l'horreur du radeau de la Méduse, qui veut tuer. Il y a encore Ann Deveria, une très belle femme qui vient se guérir d’un amour. Il y a, enfin, l'habitant de la mystérieuse «septième chambre», l’auteur du livre, qui ne sortira de celle-ci qu’après être parvenu à dire la magie de la mer...

De ce passage par la mer, les 7 occupants seront profondément transformés,  autrement et d’une tout autre façon que celle à laquelle ils s’attendaient ; car telle est la mer dans ses vagues, ses bonheurs et ses dangers : Elle est ce qu'on attend et qui ne vient pas, ce qui vient quand on ne l'attend pas....

Commentaire.

Imaginez un livre dont l'auteur serait doté à la fois d'une âme d'enfant, d'un coeur de poète et d'un esprit de philosophe, tout cela mâtiné d'une grande tendresse et d'une imagination nourrie de merveilleux.

Ajoutez-y encore une écriture superbe, sobre et sublime, un art de raconter qui attache et fascine, un talent qui entraine le lecteur de surprises en émerveillements,

Vous  aurez le livre « Océan mer »

Et laissez vous emporter par les multiples variations  autour des thèmes de l’illimité et de ses limites toujours insaisissables et pourtant réelles puisque, comme l’avait déjà vu Kant, il n’y a de Beau qu’à l’intérieur de limites.

Laissez vous bercer par la musique des vagues aux multiples résonances, par les échos de la mer et des hommes, laissez-vous dériver au gré des vents de sagesse et de folie, au gré des rafales de la  haine et des étales de l’amour,

Et rêvez...