Bibliophagie

Blog qui parle des auteurs, des livres et de tout ce qui tourne autour de la littérature...

18 novembre 2009

Et mon coeur tranparent

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Parce qu'il est complètement vide, apathique et veule, Lancelot se laisse toujours mener par les événements.

C'est ainsi qu'il abandonne sa femme avec laquelle il avait établi une relation morne parce qu'emporté par un coup de foudre auprès de laquelle sa vie devient un partage entre de longues attentes lorsque cette femme, Irina, part au loin réaliser des documentaires animaliers et une relation purement sexuelle lorsqu' ils sont à nouveau réunis.

Quand un jour la police téléphone pour lui apprendre la mort accidentelle et suspecte d'Irina, Lancelot réalise qu'il ne connaissait rien de sa femme, et que cette dernière lui taisait tout son passé, et son présent, de militante violente et lui mentait abondamment sur ses amours passées.

Déboussolé par ces découvertes, Lancelot, loin d'agir avec courage et conséquence, se laisse complètement mener par le bout du nez par un ancien amant de sa femme dont il devient l'acolyte et le fidèle suiveur ...

Commentaire

Comment est-il possible qu'un livre aussi inepte ait eu un tel succès?

Rarement ais-je vu anti-héros aussi mou et creux, personnages secondaires aussi ridiculement caricaturaux et écriture aussi plate

Vraiment trouvez-vous ceci (pris au hasard parmi mille autres exemples possibles) bien écrit?

« Et là devant la fenêtre à attendre que la neige recommence à tomber, Lancelot se dit qu il a envie de mourir tellement elle lui manque. Ça le prend au plexus. C'est comme un coup de poing ou une balle dum-dum, ça lui explose au sternum. Ça va être difficile, prononce-t-il prudemment (sa voix résonne bizarrement (comme si elle rebondissait sur quelque chose de mou) et il avale deux gélules supplémentaires. La. profondeur du silence, celui qui précède toujours une chute de neige importante, lui sape les jambes et les lui écrase comme sous une meule. Il se dit que ça doit ressembler à ça le silence, le froid et l'obscurité du cosmos .Puis il ricane. »

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Véronique Ovaldé

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Née en 1972 au Perreux-sur-Marne, Véronique Ovaldé est une écrivaine à l’imaginaire particulièrement vif. Ses romans imposent un univers singulier en France mais aussi à l’étranger .

En 2008, son cinquième roman « Et mon cœur transparent » est récompensé par le prix France Culture/Télérama.

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02 décembre 2008

Sur la plage de Chesil

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Au début des années 60, deux jeunes gens, Edward et Florence, éduqués selon les convenances et les principes de l’époque, vont passer leur nuit de noces sur la plage de Chesil. L’arrivée du moment fatidique approche, remplissant Florence de frayeur et de dégoût, tandis qu’Edward,  également non initié, craint sa maladresse et cette sorte de colère toujours à fleur de peau chez lui.

Certes, tous deux s’aiment, mais la jeune femme ne cesse de repousser l’échéance tant redoutée, ce qui convient et ne convient pas à Edward.

Le repas du soir s’éternise, entrecoupé de silences gênés. Chacun se remémore, pour soi, le souvenir de leur rencontre, de leurs premiers émois, de leurs familles respectives si différentes. Florence, que le mariage a acculé à ses obligations maritales, se demande si elle ne s’est pas trompée de voie... et se jette à l’eau. Une eau où chacun d’eux pataugera et commettra, pour sa part, un geste qui le remplira de honte.

Parce que Florence n’aura pu dire son dégoût avant le mariage, parce qu’Edward substitue l’accusation à la honte, les jeunes gens ne se verront jamais plus...

Commentaire

Ce fut une grosse déception pour moi que ce roman : McEwan écrit de manière froide, analytique, il décortique les moments de cette scène capitale comme le ferait un observateur distant, empêchant toute empathie avec ses personnages que l’on observe presque comme des animaux d’un laboratoire psychologique.

Bon, j’exagère, l’auteur tente bien de nous mettre dans la mentalité de l’époque, mais alors, il n’est pas conséquent avec celle-ci, car il est évident qu’à l’époque, le divorce était inimaginable et le mariage, si raté sexuellement fut-il, se devait d’être maintenu à tout prix.

Le seul point intéressant de ce livre est la manière très maîtrisée et souple avec laquelle l’écrivain conduit cette alternance, cette contradiction ou cette déviation entre les pensées intimes et le discours des protagonistes, entre leurs émois internes et leurs gestes,  entre leurs souvenirs et leur présent. Mais même cette réussite là ne rachète pas, à mon sens, l’incohérence du propos...

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Levraoueg, avec son billet enthousiaste, m'a incitée à cette lecture que je ne regrette pas, bien au contraire! Il faut vraiment lire son commentaire, car les oppositions sont plus intéressantes que les similitudes

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Ian McEwan

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McEwan

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Ian McEwan est né en Angleterre en 1948. Il passe une partie de sa jeunesse en Extrême Orient, en Afrique du Nord et en Allemagne avant de revenir dans son pays.

Les romans de Mc Ewan nous invitent à renouveler notre regard sur l'Humanité, sur nos croyances, et abordent souvent les thèmes du mythe et de la mémoire. L'écrivain explore toute la complexité du monde contemporain avec réalisme et cruauté.

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08 août 2008

Les hirondelles de Kaboul

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Dans Kaboul rongée par  la violence des intégristes,  les soldats de dieu sèment la terreur et les mollah organisent exécutions et lapidations à tour de bras. A la ruine de la ville entière, saccagée par de longues guerres, répond la profonde corruption des hommes. La ville, enlaidie de misères, reflète l’abjection d’une survie qui ne s’obtient plus qu’à coup de lâchetés, d’hypocrisie, d’égoïsmes brutaux, de haines envers ces plus faibles que sont

les femmes en tchadri réduites à l’état de sous esclaves.

Sous une chaleur torride, sous un  régime écrasant, il semble que le moindre trait de beauté soit impossible, étouffé avant que de naître...

Pourtant deux femmes luiront un instant dans la noirceur ambiante :  l’une, la très belle Zuneira, mariée à un homme soumis aux taliban, ne supportera pas les lâchetés de son mari et, au cours d’une dispute, le tuera accidentellement, ce qui lui vaudra sa condamnation à mort ; l’autre, Mussarat, la femme d’Atiq le geôlier, un taliban convaincu qui la brutalise et la méprise d’autant plus qu’elle est atteinte d’une maladie incurable, se sacrifiera pourtant par amour pour son mari.

Ainsi s’éteignent ces deux percées dans la nuit... La nuit totale règne à nouveau..

Commentaire

Extrêmement dur, ce roman présente une réalité proche de l’enfer, terrifiante puisqu’ on sait qu’elle a lieu, réellement, en certains pays.

J’ai trouvé cette lecture particulièrement éprouvante parce que la banalisation du mal y est constante, parce que les propos cyniques et immondes que tiennent les hommes y sont insupportablement révoltants, parce que les seules manifestations d’amour et de courage des deux femmes n’auront, en finale, aucun impact : Or, quand même l’amour, non seulement n’est pas reconnu, mais se voit humilié et exécuté sur la place publique, quel espoir reste-t-il ?

L’écriture de Khadra est en quête de métaphores parfois originales, mais souvent surfaites et artificielles, et si son style est expressif, il ne m’a fait ressentir, à aucun moment, ce bonheur de lecture qui me capte, me touche et me fait véritablement aimer un livre...

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Yasmina Khadra

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Yasmina Khadra est le nom de plume de Mohammed Moulesselhoul, né en Algérie en 1955.

Il fut militaire jusqu'à ce qu'il décide de devenir écrivain. Il doit toutefois rapidement subir la censure. Mais pour lui, il n'est pas question de renoncer à l'écriture. Il se rallie à la suggestion de sa femme de prendre un pseudonyme et lui emprunte ses deux prénoms.

Il fut révélé en 1997 par « Morituri », suivi de « L'écrivain », un roman autobiographique.

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29 juillet 2008

La Boite en Os

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Cet étonnant petit livre débute par la rencontre inopinée de Norbert, le narrateur, et de son ami John Mac Corgeag, sorti d’un long internement pour raison de démence.

John conte alors à son ami le lent déploiement de cette folie, dont les premiers jalons s’ébauchent déjà dès l’enfance, plus particulièrement dès sa rencontre avec Margaret, la compagne de ses jeux dont les yeux le fascinaient parce que, portes vers l’âme, ils étaient également les fermetures sur l’intime secret de l’être.

La petite Margaret devra déménager, mais, jeune fille, elle reviendra au lieu de son enfance.  C’est alors que commence la passion entre elle et John, une folle passion qui se brûlera les ailes aux feux de la volonté de John de pénétrer l’Autre jusqu’en son mystère.

Pour entrer au coeur des pensées de sa femme, John la tuera en lui brisant le crâne, siège présumé de l’altérité de l’Autre ; en suite de quoi, sombré dans la folie, il pratiquera la nécrophilie sur le cadavre de l’aimée.

John a donc échoué dans sa quête de l’impossible, mais celle-ci sera transmise et reprise par son petit fils, également du nom de John, qui s’éprendra avec la même passion folle et cette fois l’élue sera Lucie, la petite-fille préférée de Norbert ... 

Commentaire

Vous l’aurez remarqué, j’ai, à chaque fois, utilisé le terme de « passion »  sans jamais employer celui d’ « amour » dont l’auteur elle-même et les critiques usent pourtant abondamment.

Car, en effet, comment  parler d’amour quand il ne s’agit que de fusion, puis d’appropriation, et enfin de véritable viol de ce qui fait de l’autre un Autre... pour n’étreindre dès lors que sa carcasse désertée.

Et non seulement ne s’agit-il pas ici d’amour, - puisque l’amour implique le respect de l’Autre et la vénération de cette part divine en lui qui nous dépasse et nous échappe-,  mais il y a même un projet haineux, destructif et jaloux  dans ce désir d’appropriation.

Une des choses qui me dérange profondément dans ce petit livre, c’est que,  si le roman nous fait bien sentir cette haine sourde, jamais il ne la reconnaît, s’obstinant à (se) faire croire à l’amour  tout en déployant pourtant l’histoire d’un homme qui, voulant s’approprier un savoir divin,  devient une incarnation satanique effroyable (comme on le sait depuis Adam et Eve...).

Ecrit d’une manière efficace, claire et fluide, ce roman longtemps ignoré, est revenu depuis peu sur la scène, et fut immédiatement qualifié de fascinant. Notre époque serait-elle trop facilement fascinée par ce qui est satanique ?

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Merci, Argantel, de m'avoir si gentiment prêté ce livre déroutant ! (je viens d'ailleurs de te le rendre via la poste..)

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Antoinette Peské

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Antoinette Peské (1904-1985). Fille d'un peintre, elle composait d'étonnants poèmes à l'âge de huit ans . Vocation précoce qui, après des débuts prometteurs, se cristallisera dans deux romans, « La Boîte en os » et « Ici le chemin se perd » (composé par Antoinette Peské en collaboration avec son mari Pierre Marty sous le nom de plume Peské-Marty).

Deux romans, et c'est tout.

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22 mars 2008

Le Parfum

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Dans le Paris miséreux, un enfant inquiétant, jeté au milieu des ordures, survit à une tentative d'infanticide. Confié à Mme Gaillard, il est très tôt mis au travail chez un maître tanneur .Là, le jeune Grenouille est corvéable à merci, il effectue les travaux les plus pénibles
Or un jour, il est irrésistiblement attiré par un délicieux parfum inconnu. Il le suit à la trace jusqu’à une jeune fille rousse. Voulant à tout prix posséder ce parfum, il l’étrangle et lui arrache ses vêtements pour pouvoir "s'imprégner jusqu'à l'ivresse de son parfum". Cette rencontre va donner un sens à sa vie : " il fallait qu'il soit un créateur de parfums. Et pas n'importe lequel. Le plus grand parfumeur de tous les temps."
Puis un jour c’est « la catastrophe intérieure » : Grenouille réalise avec horreur qu'il n'a lui-même aucune odeur. Il décide alors de se composer une fragrance humaine, et ce désir se transforme en perversion : Il désire créer un parfum lui permettant d'influencer les hommes, de les dominer et de se faire aimer d'eux "Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le cœur des hommes"
Suit alors une série de meurtres de jeunes filles au parfum délectable. La ville de Grasse recherche le meurtrier, et, après un dernier assassinat, Grenouille enfin arrêté. Mais le parfum qu’il a concocté lui évitera la sentence... ...Qui sera tout autre, et autrement conforme à la bestialité du personnage

Commentaire

Bien que ce livre ait été porté aux nues, je n'y ai recueilli aucun plaisir de lecture : les odeurs sont là, certes, à chaque ligne même, mais elles y sont qu’au titre d’ une obsession écoeurante ; le personnage principal, un psychopathe pervers, est totalement dépourvu d’émotions et ne ressent rien, sinon les odeurs ; le style est purement descriptif, d’une platitude totale qu’aucune phrase ne vient jamais relever ; l’histoire, enfin, est tellement monstrueuse que je n'ai pu la lire que de loin, comme s'il s'agissait d'un objet nauséabond.
Et la fin est particulièrement insoutenable...

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Patrick Süskind

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Né en 1949 à Ambach, en Bavière, il étudie l'histoire et la littérature à Munich et à Aix en Provence. Il travaille ensuite comme scénariste pour la télévision.
Il écrit une pièce de théâtre à un personnage : " La Contrebasse", qui sera publiée en 1984. Cette pièce est jouée régulièrement depuis sa création en Allemagne
« Le Parfum « (1986) est son premier roman. Il vaut à son auteur un succès mondial. Patrick Süskind publie ensuite « Le Pigeon « (1987). En 1991, il publie « L'Histoire de Monsieur Sommer », une nouvelle.
Patrick Süskind a également publié, en 1996, un recueil de quatre nouvelles : « Un Combat et autres récits ».

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09 mars 2008

Mendiants et orgueilleux

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Dans un bordel caricatural un crime atroce et injustifié a eu lieu. Le policier Nour El Dine est chargé d’ élucider ce crime, et s’en réjouit parce qu’une telle fonction lui permettra enfin d’échapper à son quotidien minable pour se confronter à un criminel redoutable.
Le criminel est Gohar, professeur de philosophie qui a préféré devenir mendiant, plutôt que d’être complice d’un système social auquel il ne croit pas
Cossery porte un regard plein de fraternité pour Gohar, homme hautain, lucide, et sans scrupules. Le choix de la misère et de la mendicité est, selon lui, une expression de noblesse, fruit d’un dégoût devant les bassesses sociales. Il n’empêche que Gohar d’adonne à des largesses sexuelles, se réjouit des aumônes, se fournit en drogue, source de sa sérénité hautaine et suffisante et cause de ce crime gratuit et ignoble....

Commentaire

L’égoïsme, la paresse, le crime et le vol sans remords se prétendent sérénité et détachement chez Cossery et avec sa complicité, son amour même, ils prennent l’habit de la révolte, se font passer pour le nec d’une aristocratie désespérée dont Cossery tire gloire d’être l’inventeur.
Tournant en dérision tous ceux qui n’appartiennent pas à cette caste de profiteurs qui vit aux dépends de ceux dont ils se moquent et qu’ils méprisent, ce texte de Cossery me parait être le summum de ce que je ne puis que nommer « la mauvaise foi »

Même la belle écriture de cet auteur (fort prisé, hélàs) ne rachète en rien cette promotion de l’odieux

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Albert Cossery

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Albert Cossery est né en 1913 au Caire dans une famille bourgeoise. Comme c'est alors l'usage dans les familles aisées, il est inscrit très tôt dans une école chrétienne, puis il entre au Lycée français de Bab al-Louq.
Dès l'âge de 10 ans, parfaitement initié à la littérature française, il commence à écrire romans et poèmes. La rencontre de Henry Miller lors d'un voyage aux États-Unis, aidera Cossery à publier son premier ouvrage en 1940, « Les hommes oubliés de Dieu ». Cinq ans après, il s'installe à Paris, dans un petit hôtel parisien de Saint-Germain-des-Prés - où il vit encore.
Presque tous les romans d'Albert Cossery se déroulent en Égypte, pays natal qu'il a pourtant quitté depuis plus d'un demi-siècle.
Deux de ses romans (Les Couleurs de l'infamie et Mendiants et orgueilleux) ont fait l'objet d'une adaptation en bande dessinée sous le pinceau de Golo. "Mendiants et orgueilleux" a été adapté deux fois au cinéma, ainsi que "

La Violence

et la dérision"

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