15 mai 2008
La mémoire des murs
Pascaline, femme divorcée sans enfants, vient d’emménager dans l’appartement idéal à ses yeux, mais, à peine installée, elle se voit sujette, chaque nuit, à des cauchemars épouvantables et terrifiants. Elle apprend alors, par une voisine, qu’un drame s’est déroulé dans ces lieux. Comment vivre dans des murs marqués par l’horreur du viol et de l’exécution d’une jeune femme par un tueur en série ? Pascaline fuit l’appartement, mais cette découverte la poursuit, obsédée par les figures de ces jeunes femmes assassinées, elle rôde autour de leurs demeures ainsi qu’autour de la prison où le violeur purge sa peine. Lentement mais sûrement, par touches infimes, cette tragédie fait ressurgir en elle une ancienne douleur restée trop longtemps enfouie..... Mais cette douleur, trop intense pour l’héroïne, devient déraison, devient folie.....
Commentaire
Ce suspens psychologique force le lecteur à entrer dans un monde obsessionnel infernal, et si l’on se prend à compatir à la douleur et au tourment de l’héroïne, l’on ne peut, à aucun moment, éprouver de l’empathie pour cette femme qui cultive, au-delà de sa souffrance réelle, une attraction pour le mal..
Ce roman est loin d’égaler le « Elle s’appelait Sarah » du même auteur et s’il s’agit dans l’un et l’autre cas, de murs porteurs de mémoire et de souffrance, c’est bien là tout ce qui rapproche ces deux romans, l’un de la générosité et de la célébration, l’autre de l’égoïsme et de la destruction.
L’écriture de Tatiana de Rosnay est fluide et agréable et l’auteur manifeste, une fois encore, son talent de conteuse évident
Tatiana de Rosnay
Née en 1961d’un père français et d’une mère anglaise, Tatiana de Rosnay a vécu aux Etats-Unis et étudié en Angleterre.
Journaliste, elle se lance dans l'écriture en 1992 avec un roman où planent suspense et mystère "L'appartement témoin", puis publiera plusieurs romans dont adultère, divorce, passé enfui et mystères constituent souvent la trame.
Aujourd’hui, mariée et mère de deux enfants, elle vit et écrit à Paris


