13 juillet 2009
Mon Antonia
Dans le Nebraska profond arrivent les premiers hommes, venus des quatre coins du monde afin de trouver qui un refuge, qui un moyen de vivre, qui une renaissance.
Antonia a 11 ans lorsqu'elle arrive de Bohême avec sa famille dont certains membres sont violents ou déséquilibrés.
Jim, quant à lui, est un jeune garçon récemment devenu orphelin, suite à l'accident qui lui enleva ses parents, il est envoyé d'Amérique afin d'aller vivre dans la ferme de ses grand-parents. Ces derniers, et particulièrement la grand mère de Jim, sont des gens admirables, généreux, ouverts et d'un grand courage.
La vie est bien rude dans ce pays où les hivers sont polaires et les étés torrides, où n'existe aucune commodités et où la vie est une dure lutte quotidienne pour tirer son pain de la terre.. Heureusement, il y a l'amour pour les paysages de ce pays admirable dont la terre rouge blondit sous le maïs d'été ou blanchit sous les neiges d'hiver, et puis, et surtout, il y a la grande amitié entre Jim et Antonia, amitié qui les accompagnera toute leur vie.
Plus tard, Antonia sera placée comme bonne dans une famille d’une petite ville voisine, puis elle s'enfuira avec un jeune homme riche qui lui promet le mariage, tandis que Jim aura la chance de pouvoir suivre des études...
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Commentaire
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Avec son écriture empreinte de poésie et d'un très beau classicisme, Cather évoque les grands espaces parsemés, çà et là, d'une ferme isolée que seules des pistes à peine ébauchées relient. Dans ces lieux d'une vie monotone et laborieuse, Antonia apparait comme une source d'inépuisable ardeur de vivre, elle que ni la pauvreté de sa famille, ni la ruine de sa vie amoureuse, ni les défaites, ni les déboires jamais n'abattront, elle qui, pour Jim comme pour tant d'autres, restera telle une lumière inoubliable et secourable.
Willa Cather, avec son très beau sens de l'humain, nous montre que dans ces terres nouvelles et cosmopolites qui auraient pu devenir des lieux de brigandage sans foi ni loi, c'est pourtant bien plus souvent la solidarité que les hommes ont emporté dans leurs bagages, elle et aussi ces valeurs humaines essentielles sans lesquelles ni la joie malgré tout, ni le partage, ni l'espoir n'auraient pu survivre
Commentaires
Le côté "nature" ne me tente pas, par contre, la vie des premiers pionniers m'intéresse.
Je l'ai lu il y a longtemps, je ne m'en souviens plus très bien, mais je sais que j'avais aimé cette aventure et ce personnage.
Un livre positif apparemment que je lirais bien volontiers! (J'aime aussi la couverture!)
Tout comme Ys... la vie là-bas m'intéresse mais le côté nature (que j'adore voir mais que j'aime moins lire) me tente moins... et j'ai un peu peur d'un potentiel côté suite-de-malheurs... j'ai raison ou pas??
@ Karine:) : Je t'assure que si la nature est présente, c'est toujours une nature peuplée d'humains qui la vénèrent ou s'y affrontent. Et les malheurs ne sont jamais noirs, mais transcendés par l'amour et l'espoir. On est ici à mille lieues d'un dolorisme dépressogène!
j'ai entamé une autre oeuvre de cet auteur "la maison du professeur" et c'est vrai que c'est fort bien écrit. J'ai été arrêtée par la lenteur des actions et par la longueur du texte, c'est tout.
J'adore me plonger dans ce genre de romans dans lequel la vie est omniprésente sous toutes ses formes. Merci Sybilline. je note avec plaisir.
Hum, pas certaine que le thème m'intéresse ... en revanche, je note l'auteur pour en savoir plus sur ses autres romans.
J'aime les livres qui parlent de la nature et des pionniers aussi. Je suis tombée dessus par hasard il y a quelques jours et maintenant ton billet me donne très envie!
@ Allie : Tu ne regretteras pas cette magnifique lecture, j'en suis sûre!
Moi c'est l'inverse, la vie des pionniers ne m'intéresse pas trop.
J'espère que tu as bien profité de tes vacances !
Le thème ne m'intéresse pas vraiment, mais ton article est très beau et donne envie de découvrir cet auteur!
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