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C'est le récit de l'enfance de Petia, déporté avec sa mère en Sibérie tandis que son père est envoyé dans un camp de travail. Dans ce guetto sous la haute surveillance du NKVD, les dénonciations, les exécutions arbitraires, la famine règnent en souverains, tandis que les habitants tremblent ou résistent. Parmi les résistants vient en premier Beauté, la mère de Petia, dont le courage, l’audace et la Foien imposent à tous. Vient ensuite Petia lui-même, enfant précoce dont la maturité est celle d’un adulte et la générosité inébranlable. Enfin il y a  ces quelques enfants admirables qui n’hésiteront pas à affronter la mort parce qu’ils se sont choisi l’amour pour seul maître.

Mais, un à un, Petia perd ses amis, tous  exécutés, et, ultime épreuve, il assiste à l’assassinat de sa mère. Désormais seul, et abîmé de tristesse, il va s’adonner entièrement à sa passion pour la poésie sans renoncer à l’espoir. Espoir qui répondra à sa foi en lui envoyant une femme polonaise, venue, tel un miracle, l’emmener...

Commentaire

Ce témoignage est bouleversant!

Le récit est décomposé en petits chapitres qui sont autant de drames ou de bonheurs dans la vie du jeune Petia : La réapparition- élimination de son père, les amours de sa mère, l’acquisition d’une Bible, la vilenie, le courage, la loyauté, la dureté des habitants, autant de scènes où l’enfant forge son coeur et ses idéaux, autant d’instantanés sur ce monde aux portes du Goulag...

Il démontre la force de la Foi, quelle qu'elle soit, face à la Puissance bornée des Rouges. Il nous offre une palette de personnages dont le courage et la capacité à aimer constituent une Résistance au mal plus grande que ne le serait la haine et les armes.
Le petit Petia est un enfant presque trop mûr pour son âge, et sa capacité à endurer le pire, sans jamais perdre ni son cœur, ni son
âme, est proprement admirable!

Le style de Bednarski est celui d’un poète dont la sensibilité , la finesse, l’amour pour les hommes et la quête de spiritualité rendent cette lecture nécessaire

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Merci Sourifleur pour ce don, et merci Marianne pour ce beau conseil de lecture