stupeurettremblements

Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va y découvrir l’esprit d’entreprise nippon, quasi féodal ( le titre du livre s’origine d’ailleurs dans un emprunt à l'ancien protocole nippon, qui stipule de s'adresser à l'empereur avec «stupeur et tremblements»), ainsi que les codes de conduite et d’honneur qui gouvernent les femmes et les hommes de ce pays.

Accumulant les erreurs et les maladresses dans sa conduite et ses tâches, Amélie se verra progressivement déchoir de sa fonction d'interprète pour devenir tourneuse de calendrier puis vérificatrice de notes de frais jusqu’à cette humiliation suprême qu’est pour elle le poste de surveillante des toilettes du 44e étage. Ce travail lui est attribué par sa supérieure directe Fubuki Mori, envers laquelle la narratrice éprouve une étrange fascination faite d’ un amour/haine intense et tout excessif.

Commentaire

Prenant mon courage à deux mains, je me suis lancée dans "Stupeur et tremblements" et j'ai été frappée par l'extrême infatuation de Nothomb qui ne laisse passer aucune occasion de nous dire, à nous lecteurs, quelque chose dans le style de : "les japonais sont bornés et me prennent pour une demeurée, petit jeu auquel je me prête pour votre plaisir, mais voyez donc comme je suis intelligente et comme mon érudition est vaste! "

Certes la dame a de l’esprit, mais si peu de cœur...

De plus, vérité ou mensonge, Amélie se colore de traits fortement névrotiques (envie de se jeter par les fenêtres, effusions avec un PC etc...), ça doit sans doute faire chic !
Bref, un petit roman fort superficiel et qui se donne  bien des airs de supériorité malgré, ou grâce aux apparences inverses....