31ZXZNFVGAL__SS500_

Mathilde sort de prison. Elle a purgé trois mois pour détournement de mineur. Une folie, une bouffée d’air pour elle qui ne regrette rien, qui s’ en vante même. Tout ce qui compte , c’est de prendre son plaisir, sans tenir compte ni de la morale, ni des effets dont elle aura, dont les autres auront, à pâtir. Et elle se rit du scandale...
Pierre, son mari l’attend depuis longtemps dans le désordre de l’appartement qui est aussi celui de son cœur.... Sa femme l’a trompé, sa conduite est incompréhensible pour l’homme simple et bon qu’il est , mais, engagé pour le meilleur et pour le pire, il continue à l’aimer malgré le choc..

Mais quand elle rentre, froide, sans remords, fière d’elle et méprisante à l’égard de son mari, il est désarçonné, la comprend moins que jamais, il crie, pleure, implore, s’impose, se cache, mais ne se heurte qu’à un mur...

Commentaire

Olmi ne prend à aucun moment parti ni pour Mathilde, qui revendique haut et fort son désir, ni pour Pierre, désespéré, outré par l’attitude de sa femme. Ou plutôt , elle semble plaider tantôt en faveur de l’une, tantôt en faveur de l’autre.
Cette pièce m’a mise fort mal à l’aise, tant la froideur de Mathilde glace, elle pour qui seul son désir pulsionnel existe. Et tant son mari s’y prend mal pour tenter d’amener sa femme à raison.

Mais le fossé entre les deux époux est trop profond, il n’y a plus de discussion ni de partage possibles. Comment parler en effet, comment s’entendre quand l’une ne parle que de corps et l’autre que de cœur ?

img4498wl6